Bienvenue à la "Gregory Pariente Foundation"

Dans la nuit du 22 au 23 Mars 2013, Gregory Pariente, qui venait d’avoir 14 ans, nous a quitté à la suite d’une crise d’asthme aigüe aussi brutale que rapide.

Il nous aura fallu 3 ans, jour pour jour, pour créer ce qui nous paraissait être la suite logique à cette épisode douloureux, non seulement pour sa famille mais aussi pour ses nombreux amis, la "Gregory Pariente Foundation".

Nous avons choisi comme emblème une phrase qui nous a paru sortir directement de la bouche de Greg: "Pour que mes potes respirent à pleins poumons", car rien n’était plus important que le bien être de ses chers amis.

Cette phrase induit tout le travail d’engagement fait depuis 2016. Notre œuvre philanthropique a pour but d'informer dans le domaine de l’asthme des jeunes, les autorités publiques, le corps médical, les scientifiques, les familles et les ados eux-même, sur nos actions. Voici nos objectifs:

  • La prévention: identifier les causes responsables des crises et les règles de prise en charge.
  • La formation sur les signes d’alerte surtout dans les périodes clés de l’année scolaire (par exemple les retours à l’école).
  • L'information sur les recommandations de traitement afin de faire comprendre l’importance d’avoir un asthme bien contrôlé et ainsi, réduire les conséquences possibles d’un asthme qui peut sembler anodin, pour finir parfois par une crise fatale.

Nous avons décidé de nous concentrer sur l’asthme des adolescents qui les touche à hauteur de ≥10%. L’adolescence est une période critique de transition avec l’acquisition de caractéristiques propres à cette période de vie:

  • Changements physiques
  • Changements cognitifs
  • Changements sociaux
  • Dysfonction respiratoire liée à une dyskinésie des cordes vocales ou syndrome d’hyperventilation
  • Début du tabagisme
  • Approche émotionnelle particulière
  • Vision à court terme
  • Etc... Ainsi en France, un ado décède toutes les trois à quatre semaines de son asthme. La cause étant presque toujours directement liée à un défaut dans le parcours de soins.

C'est pourquoi nous mettons un accent particulier sur les ados, mais aussi les enfants (car l’asthme remonte très souvent à la petite enfance dans les tableaux d’asthme allergique) et les jeunes adultes.

Enfin, assurer un suivi des avancées dans les domaines tels que le développement de nouvelles thérapeutiques et d’outils pour mesurer le retentissement de l’asthme avec toujours cet objectif de contribuer à la prévention de ces épisodes aigus et permettre ainsi à tous les potes de Greg de continuer à respirer à pleins poumons.

Notre feuille de route depuis 2021, et à l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 s’est encore plus focalisée sur les bienfaits du sport en lien avec la santé.

Nous réalisons de nombreux projets, en collaboration avec des pneumo-allergologues pédiatriques, des pneumologues et des allergologues, pour sensibiliser par des approches complémentaires aux bienfaits du sport santé.

La GPFD a renforcé ses actions auprès de l’ensemble des parties prenantes engagées dans la santé respiratoire : Scientifiques, Corps médical, Politiques, Membres du gouvernement, Patients, etc...

Nous sommes fortement impliqués dans le collectif des États Généraux de la Santé Respiratoire (EGSR) en étant force de propositions concrètes pour améliorer et promouvoir la santé respiratoire à travers l’Activité Physique Adapté (APA). L'activité physique adaptée est un lien entre le sport et la santé.

Pour la période 2023-2024, les représentants des associations Vaincre la Mucoviscidose et GPFD sont co-pilotes du groupe de travail dédié aux propositions de financement pérenne, équitable et viable de l’APA. Nous travaillons en particulier dans le domaine des maladies respiratoires chroniques avec l’objectif de définir les patients justifiables à une ouverture aux droits à l’APA.

Enfin, au cours de ces sept années d’action, nous avons organisé deux soirées prestigieuses pour rendre compte de l'avancé chronologique de nos travaux (périodes 2016 à 2019 et 2020 à 2023) avec la participation et l'intervention:

  • D'experts, de professionnels de la santé respiratoire, d'allergologues, d'infectiologues, de psychiatres, de psychologues, de spécialistes en éducation thérapeutique, d'éducateurs sportifs, d'éducateurs en APA, de nutritionnistes...
  • De membres des ministères (sport, santé...)
  • Des familles, des amis, des donateurs.
  • De nos soutiens institutionnels.

Chaque jour, nous mettons toute notre énergie à poursuivre notre engagement...

Pierre Pariente

Fondateur

Welcome to the "Gregory Pariente Foundation"

On the night of March 22 to 23, 2013, Gregory Pariente, who had just turned 14, left us following an acute asthma attack that was as brutal as it was rapid.

It took us 3 years, to the day, to create what we felt was the logical follow-up to this painful episode, not only for his family but also for his many friends, the “Gregory Pariente Foundation”.

We chose as our emblem a phrase that seemed to come straight from Greg's mouth: “So that my mates can breathe easy”, because nothing was more important than the well-being of his dear friends.

This phrase describes the work we've been doing since 2016. The aim of our philanthropic work is to inform the public authorities, the medical profession, scientists, families and teenagers themselves about our actions in the field of asthma in young people.

Our objectives are:

  • Prevention: to identify the causes of asthma attacks and how to manage them
  • Education on warning signs, especially during key periods of the school year (e.g. back-to-school time)
  • Information on treatment recommendations to help people understand the importance of having well-controlled asthma, and thus reduce the possible consequences of an asthma that may seem harmless, but sometimes ends in a fatal attack.

We decided to focus on adolescent asthma, which affects ≥10% of adolescents. Adolescence is a critical period of transition, with the acquisition of characteristics specific to this period of life:

  • Physical changes
  • Cognitive changes
  • Social changes
  • Respiratory dysfunction linked to vocal cord dyskinesia or hyperventilation syndrome
  • Onset of smoking
  • Particular emotional approach
  • Short-term vision
  • Etc... In France, a teenager dies every three to four weeks from asthma. The cause is almost always directly linked to a fault in the treatment process.

That's why we place particular emphasis on teenagers, but also on children (as asthma can often be traced back to early childhood in allergic asthma pictures) and young adults.

In schools and sports, physical activity is particularly beneficial for asthmatics, who are often inactive for fear of having an attack.

As a result, they are often overweight, all the more so as the corticosteroids prescribed at certain stages of the disease lead to weight gain in addition to inactivity.

In schools and sports, physical activity is particularly beneficial for asthmatics, who are often inactive for fear of having an attack. As a result, they are often overweight, all the more so as the corticosteroids prescribed at certain stages of the disease lead to weight gain in addition to inactivity.

Finally, to monitor progress in areas such as the development of new therapies and tools to measure the impact of asthma, with the constant aim of contributing to the prevention of these acute episodes, so that all Greg's buddies can continue to breathe deeply.

Our roadmap since 2021, and in the run-up to the 2024 Olympic and Paralympic Games, has focused even more on the health benefits of sport.

We carry out numerous projects in collaboration with pediatric pulmonary-allergists, lung specialists and allergists, using complementary approaches to raise awareness of the benefits of healthy sports.

The GPFD has stepped up its efforts to reach out to all stakeholders involved in respiratory health: scientists, the medical profession, politicians, government officials, patients, etc.

We are heavily involved in the États Généraux de la Santé Respiratoire (EGSR) collective, putting forward concrete proposals to improve and promote respiratory health through Adapted Physical Activity (APA). Adapted physical activity is a link between sport and health.

For the period 2023-2024, representatives of the associations Vaincre la Mucoviscidose and GPFD are co-pilots of the working group dedicated to proposals for sustainable, equitable and viable financing of the APA.We are working in particular in the field of chronic respiratory diseases with the aim of defining patients justifiable for entitlement to the APA.

Finally, in the course of these seven years of action, we have organized two prestigious evenings to report on the chronological progress of our work (2016 to 2019 and 2020 to 2023), with the participation and intervention of:

  • Experts, respiratory health professionals, allergists, infectiologists, psychiatrists, psychologists, therapeutic education specialists, sports educators, APA educators, nutritionists.... Members of government ministries (sport, health, etc.)
  • Families, friends, donors
  • Our institutional supporters.

Every day, we put all our energy into pursuing our commitment...

Pierre Pariente

Founder

Merci...

Nos partenaires sont essentiels à notre action. Ils nous motivent et nous soutiennent chaque jour à chaque étape. Nous tenons ici à les en remercier.

Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Entretien avec Françoise Pariente Ichou de la GPFD

Article chez LeFigaro

”La grippe de l'enfant est une maladie à part entière, et la HAS préconise de les vacciner"

La grippe peut provoquer des formes graves chez les enfants, particulièrement ceux souffrant de maladies chroniques, comme l’asthme, ou immunodéprimés. Selon Françoise Pariente Ichou de la GPFD, la vaccination réduit de 77% le risque de décès chez les enfants à risques. Pourtant, seuls 13,4% étaient vaccinés l’an dernier.

La Haute Autorité de Santé recommande la vaccination dès six mois pour les enfants fragiles et, depuis 2023, pour tous les enfants de 2 à 17 ans, sans obligation.

Cette faible couverture s’explique par une banalisation de la maladie, une vaccination insuffisamment intégrée aux consultations et des difficultés d’accès aux soins. L’entretien préconise une sensibilisation dès la rentrée scolaire et des relances personnalisées.

Certains pays européens atteignent environ 50% de couverture grâce à la vaccination scolaire et au vaccin nasal. Toujours indisponible en France, celui-ci pourrait compléter le vaccin injectable, mais ne convient notamment pas aux enfants présentant un asthme sévère ou une respiration sifflante au moment de la vaccination.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Sophie Massieu pour son article.

Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Grippe : seuls 13,4% des enfants à risque, dont ceux asthmatiques, étaient vaccinés l’an dernier...

Article chez JIM.fr

Un nouveau plaidoyer pour renforcer la vaccination contre la grippe chez les enfants...

La Fondation Grégory Pariente appelle à renforcer la vaccination antigrippale des enfants, particulièrement ceux atteints d’asthme. Selon l’article, la grippe a entraîné environ 4 400 hospitalisations chez les moins de 15 ans, 118 admissions en réanimation chez les mineurs et onze décès pédiatriques durant l’hiver 2025-2026.

Malgré ces risques, seuls 13,4 % des enfants à risque étaient vaccinés en 2024-2025. La vaccination est fortement recommandée dès six mois chez les enfants présentant certaines comorbidités. La fondation souligne son efficacité pour prévenir les formes mortelles.

Pour améliorer la couverture vaccinale, elle propose des campagnes de sensibilisation, des actions adaptées aux populations défavorisées et une vaccination à l’école, déjà pratiquée dans certains pays. Elle réclame également l’accès au vaccin nasal en pharmacie et encourage une vaccination avant le pic épidémique.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Quentin Haroche pour son article.

Article chez Destination Santé

Asthme chez l’enfant : face à la grippe, l’urgence de vacciner plus...

Reprises de l'article sur le CP de la GPFD dans la presse régionale

La presse régionale a largement relayé l'article de Destination Santé concernant le communiqué de presse de la GPFD. « Asthme chez l'enfant face à la grippe, l'urgence de vacciner plus » a été repris par les plus importantes rédactions : La Dépêche, La Provence, Sud Ouest, Courrier Picard, L'Indépendant, Centre Presse ou encore Le Messager ont consacré de l'espace pour nous rappeler que la grippe peut provoquer des crises sévères et des complications chez les enfants asthmatiques. Ils nous rappellent, dans l'entretien avec le Dr Françoise Pariente Ichou, que seuls 13,4 % des enfants à risque étaient vaccinés l’année précédente. Une étude américaine estime que la vaccination réduit de 77 % le risque de décès lié à la grippe chez les enfants à risque. Il faut donc vacciner dès l’ouverture de la campagne...

L’article de Destination Santé a été repris dans de nombreuses presses régionales:

Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Asthme chez l’enfant : face à la grippe, l’urgence de vacciner plus...

Article chez Destination Santé

La grippe peut provoquer des crises sévères et des complications chez les enfants asthmatiques, pourtant insuffisamment vaccinés. Dans cet entretien, Françoise Pariente Ichou, de la Gregory Pariente Foundation, souligne que seuls 13,4% des enfants à risque étaient vaccinés l’année précédente. Elle cite une étude américaine estimant que la vaccination réduit de 77% le risque de décès lié à la grippe chez les enfants à risque. Elle préconise de vacciner dès l’ouverture de la campagne et de mieux mobiliser médecins et familles. Parmi ses propositions : publier un rapport annuel sur la grippe pédiatrique, intégrer systématiquement cette vaccination au suivi médical, renforcer la prévention scolaire, réduire les inégalités d’accès et rendre disponible en France le vaccin nasal.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Dorothée Duchemin et Emmanuel Ducreuzet pour leur article.

Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Grippe : seuls 13,4% des enfants à risque, dont ceux asthmatiques, étaient vaccinés l’an dernier...

Article chez Nice Matin

La Gregory Pariente Foundation appelle à vacciner les enfants asthmatiques contre la grippe. Chez ces jeunes patients, les bronches restent inflammatoires même en l’absence de symptômes. Un virus peut provoquer leur gonflement, une accumulation de mucus et une obstruction brutale, compliquant fortement la respiration. L’asthme constitue également la première comorbidité observée chez les personnes hospitalisées pour grippe, particulièrement parmi les enfants, souligne l’article.

Selon l’article, les infections respiratoires triplent leur risque de crise d’asthme sévère et augmentent de 40 % celui de pneumonie. Pourtant, seuls 13,4 % des enfants à risque étaient vaccinés la saison précédente. La vaccination réduirait de 77 % le risque de décès pédiatrique lié à la grippe. Elle est intégralement remboursée pour les enfants à risque. Les modalités de prescription et les professionnels autorisés à vacciner varient selon l’âge. Le vaccin se retire en pharmacie avec le bon de prise en charge et la carte Vitale.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Caroline Martinat pour son article.

Communiqué de presse de la GPFD

Grippe: seuls 13,4%

des enfants à risque, dont ceux asthmatiques, étaient vaccinés l’an dernier...

Paris, le 07 octobre 2026 - À l’approche du 13 octobre, date d’ouverture de la campagne de vaccination antigrippale 2026‑2027, la Gregory Pariente Foundation (GPFD), engagée dans la prévention de l’asthme chez les enfants et les adolescents, appelle les parents et les familles d’enfants asthmatiques à passer à l’action. Cliquer sur le boutton ci-dessous pour visualiser ou télécharger le communiqué de presse.

Rentrée Scolaire 2026 - Suivi du communiqué de presse de la GPFD

Asthme de rentrée scolaire

Le pic des crises d'asthme légèrement amorcé en quatrième semaine (S39) de rentrée scolaire. Les virus respiratoires cohabitent. Le virus grippal circule déjà mais faiblement dans la population pédiatrique.

Crises d’asthme chez les enfants de 2-14 ans:

  • Activité quasi-inchangée de l’activité du réseau SOS-Médecins. L’asthme garde néanmoins sa position 7 dans le classement des 10 pathologies les plus fréquentes chez les enfants dans cette tranche d'âge. +821 (S39) +800 (S38) soit +21 actes en S39 (+2,63%)

  • Faible baisse de l’activité du réseau Oscour (urgences). L’asthme garde néanmoins sa position 4 dans le tableau des 10 pathologies les plus fréquente chez les enfants dans cette tranche d’âge. +2094 (S39) +2478 (S38) soit -384 passages en S39 (-15,50%)

Au total: la baisse amorcée des crises d’asthme par le réseau Oscour et la stabilité pour l’autre laisse penser que le pic a été atteint ; Néanmoins la vigilance est à maintenir. Le total des crises d’asthme sur les 4 semaines après la rentrée scolaire est moins important que les 3 dernières années et ceci dès S36 mais on ne peut pas présager des semaines à venir.

Grippe et syndrome grippaux 👉Après une semaine d’alerte, la situation s’est stabilisée chez les enfants et les nombres de recours à SOS Médecins et aux urgences ne sont plus dans les 10 principaux indicateurs de pathologie suivis par Santé Publique France Ce signal d’alerte indique une double vigilance par l'adoption des gestes barrières pour lutter face aux différents virus respiratoires qui circulent

L'ouverture de la campagne vaccinale grippale est déjà fixée au 13 octobre 2026.

1. Continuons d’adopter les gestes barrières pour protéger les enfants asthmatiques des crises d'Asthme, mais aussi des grippes qui peuvent prendre des formes sévères

  • Se laver les mains régulièrement (après les toilettes, après s’être mouché, avant de manger).
  • Tousser ou éternuer dans son coude et utiliser des mouchoirs jetables.
  • Ne pas partager les gourdes, couverts, cigarettes ou objets portés à la bouche.
  • Aérer les classes 10 minutes avant l’arrivée des élèves, et pendant chaque récréation et intercours.
  • Porter un masque en période de forte circulation virale. Son usage peut être envisagé au cas par cas, en concertation avec le médecin traitant (intégré au Plan d’Action Asthme (PAA) ou Plan d’Accueil Individualisé (PAI).
  • Éviter les contacts des vêtements, sur les porte-manteaux, dans les escaliers et dans la cour de récréation.

2. Préparons tout au long du mois de septembre la saison grippale chez les enfants asthmatiques

2.1. Car la grippe est-elle particulièrement dangereuse pour les enfants asthmatiques.
  • L’asthme est la 1ère comorbidité chez les patients hospitalisés pour grippe, en particulier chez les enfants.
  • Ces derniers, infectés par un virus respiratoire, ont un risque 3 fois plus élevé d’exacerbations sévères d’asthme.
  • Les enfants asthmatiques hospitalisés pour grippe présentent +40% de risque de pneumonie et un taux de mortalité 3 fois plus élevé en cas de pneumonie (0,9% contre 0,3% chez les non-asthmatiques).
2.2 Car la vaccination grippale reste le meilleur moyen de prévenir les formes graves de la grippe.

La vaccination antigrippale est recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour les enfants asthmatiques éligibles.

Pour être efficace, elle doit être réalisée avant le début de la circulation active du virus, généralement à partir de la mi-octobre. Parents, préparez la vaccination grippale avec le médecin traitant ou le pédiatre de votre enfant ou avec votre pharmacien qui peut prescrire et réaliser la vaccination idéalement à partir du 13 octobre.

3. Les recommandations de la Gregory Pariente Foundation (GPFD).

3.1 Aux parents:
  • Prenez rendez-vous dès à présent avec votre médecin traitant ou pédiatre pour faire le point sur le contrôle de l'asthme et vérifier que le traitement de fond est bien suivi.
  • Contrôlez le bon usage des traitements inhalés, souvent moins bien maîtrisés après les vacances.
  • Vérifiez que les médicaments sont disponibles à domicile et que votre enfant ou adolescent connaît toujours les signes d’alerte d’une aggravation de l’asthme. Profitez de cette consultation pour aborder la vaccination antigrippale si elle n'a pas déjà été évoquée.
3.2 Aux adolescents : soyez acteurs de votre santé!
  • Connaissez votre asthme et sachez reconnaître les premiers signes d'une crise.
  • Gardez toujours votre traitement de secours avec vous, et veillez à ce qu'il ne soit jamais vide.
  • Reprenez votre traitement de fond s’il a été arrêté pendant les vacances.
  • Vérifiez que votre technique d’inhalation est la bonne. En cas de doute, voici une ressource utile proposée par l'Hôpital Necker.
  • Expliquez à vos amis ce qu’est une crise d’asthme et comment ils peuvent vous aider à les éviter.
  • Soyez un relais des bons gestes auprès de votre entourage : aération des pièces, lavage des mains, ne pas venir en cours en cas de forte fièvre.
  • Encouragez vos proches présentant une maladie chronique à se protéger contre la grippe.
3.3 Aux professionnels de santé : votre rôle est déterminant!
  • La recommandation explicite d’un professionnel de santé reste l’un des principaux déterminants de l’adhésion des parents à la vaccination antigrippale.
  • Chaque échange avec une famille constitue une occasion de répondre aux questions des parents, d’expliquer les bénéfices attendus de la vaccination et d’accompagner l’organisation du parcours vaccinal lorsque celui-ci est indiqué.

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Asthme de rentrée scolaire

Le pic des crises d’asthme en troisième semaine de rentrée scolaire (S38) n’est toujours pas atteint. Restons vigilants. Le virus grippal circule déjà...

Crises d’asthme chez les enfants de 2 à 14 ans:

  • Faible hausse de l’activité du réseau SOS-Médecins. L’asthme garde néanmoins sa position 7 dans le classement des 10 pathologies les plus fréquentes chez les enfants dans cette tranche d'âge. +516 (S38) +431 (S37) soit +25 actes en S38 (+19,72%)
  • Faible hausse de l’activité du réseau Oscour ( urgences). L’asthme garde néanmoins sa position 4 dans le tableau des 10 pathologies les plus fréquente chez les enfants dans cette tranche d’âge. +2433 (S38) +2070 (S37) soit +363 passages en S38 (+17,54 %)

Au total: l'augmentation des crises d’asthme par les deux réseaux bien que faible, est bien présente ce qui fait que le pic n'est pas atteint en semaine 38, d'où cette vigilance a surtout maintenir Le total des crises d’asthme sur les 3 semaines de rentrée scolaire est moins important que les 3 dernières années, et ceci dès S36, mais on ne peut pas présager des semaines à venir.

Grippe et syndrome grippaux - Les nombres de recours à SOS Médecin se situe à + 77,21 % en semaine 38 - déjà en position 5 des 10 indicateurs- pas encore de comparaison, possible par rapport aux trois années antérieures). - Les nombres de recours aux urgences se situe à +32 % ,dans des niveaux légèrement supérieurs aux trois années précédentes. Les nombres de grippe et syndrome grippaux sont déjà au-dessus des nombres de crises d’asthme. Donc double vigilance par l'adoption des gestes barrières.

L'ouverture de la campagne vaccinale est déjà fixée au 13 octobre 2026.

La circulation des différents virus autaumno-hivernaux respiratoires est bien là avec très tôt déjà la circulation du virus grippal.

1. Continuons d’adopter les gestes barrières pour protéger les enfants asthmatiques des crises d'Asthme, mais aussi des grippes qui peuvent prendre des formes sévères.

  • Se laver les mains régulièrement (après les toilettes, après s’être mouché, avant de manger).
  • Tousser ou éternuer dans son coude et utiliser des mouchoirs jetables.
  • Ne pas partager les gourdes, couverts, cigarettes ou objets portés à la bouche.
  • Aérer les classes 10 minutes avant l’arrivée des élèves, et pendant chaque récréation et intercours.
  • Porter un masque en période de forte circulation virale. Son usage peut être envisagé au cas par cas, en concertation avec le médecin traitant (intégré au Plan d’Action Asthme (PAA) ou Plan d’Accueil Individualisé (PAI).
  • Éviter les contacts des vêtements, sur les porte-manteaux, dans les escaliers et dans la cour de récréation.

2. Préparons tout au long du mois de septembre la saison grippale chez les enfants asthmatiques.

2.1. Car la grippe est-elle particulièrement dangereuse pour les enfants asthmatiques.
  • L’asthme est la 1ère comorbidité chez les patients hospitalisés pour grippe, en particulier chez les enfants.
  • Ces derniers, infectés par un virus respiratoire, ont un risque 3 fois plus élevé d’exacerbations sévères d’asthme.
  • Les enfants asthmatiques hospitalisés pour grippe présentent +40% de risque de pneumonie et un taux de mortalité 3 fois plus élevé en cas de pneumonie (0,9% contre 0,3% chez les non-asthmatiques).
2.2 Car la vaccination grippale reste le meilleur moyen de prévenir les formes graves de la grippe.
  • La vaccination antigrippale est recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour les enfants asthmatiques éligibles.
  • Pour être efficace, elle doit être réalisée avant le début de la circulation active du virus, généralement à partir de la mi-octobre.

3. Les recommandations de la Gregory Pariente Foundation (GPFD).

3.1 Aux parents : faites de la consultation de rentrée un rendez-vous annuel!
  • Prenez rendez-vous dès à présent avec votre médecin traitant ou pédiatre pour faire le point sur le contrôle de l'asthme et vérifier que le traitement de fond est bien suivi.
  • Contrôlez le bon usage des traitements inhalés, souvent moins bien maîtrisés après les vacances.
  • Vérifiez que les médicaments sont disponibles à domicile et que votre enfant ou adolescent connaît toujours les signes d’alerte d’une aggravation de l’asthme. Profitez de cette consultation pour aborder la vaccination antigrippale si elle n'a pas déjà été évoquée.
3.2 Aux adolescents : soyez acteurs de votre santé!
  • Connaissez votre asthme et sachez reconnaître les premiers signes d'une crise.
  • Gardez toujours votre traitement de secours avec vous, et veillez à ce qu'il ne soit jamais vide.
  • Reprenez votre traitement de fond s’il a été arrêté pendant les vacances.
  • Vérifiez que votre technique d’inhalation est la bonne. En cas de doute, voici une ressource utile proposée par l'Hôpital Necker.
  • Expliquez à vos amis ce qu’est une crise d’asthme et comment ils peuvent vous aider à les éviter.
  • Soyez un relais des bons gestes auprès de votre entourage : aération des pièces, lavage des mains, ne pas venir en cours en cas de forte fièvre.
  • Encouragez vos proches présentant une maladie chronique à se protéger contre la grippe.
3.3 Aux professionnels de santé : votre rôle est déterminant!
  • La recommandation explicite d’un professionnel de santé reste l’un des principaux déterminants de l’adhésion des parents à la vaccination antigrippale.
  • Chaque échange avec une famille constitue une occasion de répondre aux questions des parents, d’expliquer les bénéfices attendus de la vaccination et d’accompagner l’organisation du parcours vaccinal lorsque celui-ci est indiqué.

Rentrée Scolaire 2026 - Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Article chez Medscape en Espagne

Asthme infantile: conseils pour éviter une rechute après la rentrée scolaire

Les crises d’asthme augmentent fortement dans les semaines suivant la rentrée : en 2025, les passages aux urgences des moins de 15 ans ont bondi de 135 %. La reprise de la vie en collectivité, les virus respiratoires, certains allergènes à l’école et l’interruption du traitement de fond pendant l’été peuvent contribuer à ces poussées. L’article recommande de reprendre rapidement le traitement prescrit et d’anticiper la vaccination contre la grippe, particulièrement importante pour les enfants asthmatiques. Il conseille aussi six gestes : se laver les mains, tousser dans le coude, ne pas partager les objets portés à la bouche, aérer les classes, envisager le masque lors des vagues virales et éviter les contacts rapprochés.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Stéphanie Lavaud pour son article.

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Article chez La Veille Acteurs de Santé

Rentrée scolaire 2026: pourquoi il ne pas faut attendre le 1er septembre pour protéger les enfants asthmatiques

Chaque année, les semaines suivant la rentrée scolaire (S36 à S38) enregistrent un pic de crises d’asthme chez les moins de 15 ans, avec une hausse brutale des passages aux urgences et des appels à SOS Médecins. Face à ce phénomène récurrent, la Gregory Pariente Foundation (GPFD) appelle les parents à agir dès fin août: adopter les gestes barrières, reprendre le traitement de fond et préparer, dès septembre, la vaccination antigrippale.

Toute l'équipe de la GPFD remercie La Veille pour son article.

Article de presse pertinant

Les Echos

Grippe: et si vacciner les enfants était la clé pour protéger tout le monde?

Article dans les échos sur la grippe de l'enfant et la vaccination grippale intitulé….

La grippe ne se résume pas aux formes graves observées chez les personnes âgées. Les enfants jouent un rôle majeur dans la circulation du virus, notamment en collectivité et au sein des familles. La HAS recommande depuis 2023 que la vaccination puisse être proposée chaque année aux enfants de 2 à 17 ans sans comorbidité. L’objectif n’est pas de remplacer la vaccination des personnes âgées ou fragiles, mais de la compléter par une action sur la transmission.

Les données disponibles et les modèles épidémiologiques suggèrent qu’une meilleure couverture vaccinale des enfants pourrait réduire les infections, les consultations et, indirectement, les hospitalisations chez les adultes et les personnes âgées. Ces estimations doivent être interprétées avec prudence, car elles dépendent des hypothèses et du contexte de chaque saison.

L’enjeu est désormais opérationnel: rendre la vaccination plus accessible, mieux informer les familles et évaluer des dispositifs organisés, notamment à l’école. Protéger les plus vulnérables passe aussi par la réduction de la circulation du virus chez les plus jeunes.

À noter que le Dr. Hervé Haas, pédiatre infectiologue au CHU de Nice et Président du GPIP et le Dr Françoise Pariente Ichou, Responsable Scientifique de la Gregory Pariente Foundation, qui accompagne les jeunes asthmatiques et leurs familles ont répondu aux demandes des Échos d’enrichir les données sur ce sujet. L’article est publié sur un espace financé par AstraZeneca dans le Echos.

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Asthme de rentrée scolaire

Augmentation importante des crises d'asthme en deuxième semaine (S37) de rentrée scolaire

Crises d’asthme chez les enfants de 2-14 ans:

  • Importante hausse de l’activité du réseau SOS-Médecins telle que l’asthme réapparaît dans le tableau des 10 pathologies les plus fréquentes chez les enfants, en position 7 +424 (S37) +182 (S36) soit +242 actes en S37 (+132,97%)

  • Importante hausse de l’activité du réseau Oscour (urgences) telle que l’asthme passe dans le tableau des 10 pathologies les plus fréquente chez les enfants, de la position 9 à la position 4 +2101(S37) +771 (S36) soit +1330 passages en S37 (+172,50%)

Au total : malgré cette augmentation extrêmement importante cette semaine (S37), le total des crises d’asthme sur les deux semaines de rentrée scolaire est moins important que l'an dernier du fait d'un démarrage de la montée des crises d'asthme contenues en S36

1. Continuons d’adopter les gestes barrières pour protéger les enfants asthmatiques

  • Se laver les mains régulièrement (après les toilettes, après s’être mouché, avant de manger).
  • Tousser ou éternuer dans son coude et utiliser des mouchoirs jetables.
  • Ne pas partager les gourdes, couverts, cigarettes ou objets portés à la bouche.
  • Aérer les classes 10 minutes avant l’arrivée des élèves, et pendant chaque récréation et intercours.
  • Porter un masque en période de forte circulation virale. Son usage peut être envisagé au cas par cas, en concertation avec le médecin traitant (intégré au Plan d’Action Asthme (PAA) ou Plan d’Accueil Individualisé (PAI)
  • Éviter les contacts des vêtements, sur les porte-manteaux, dans les escaliers et dans la cour de récréation.

2. Préparons tout au long du mois de septembre la saison grippale chez les enfants asthmatiques

2.1. Car la grippe est-elle particulièrement dangereuse pour les enfants asthmatiques
  • L’asthme est la 1ère comorbidité chez les patients hospitalisés pour grippe, en particulier chez les enfants
  • Ces derniers, infectés par un virus respiratoire, ont un risque 3 fois plus élevé d’exacerbations sévères d’asthme
  • Les enfants asthmatiques hospitalisés pour grippe présentent +40% de risque de pneumonie et un taux de mortalité 3 fois plus élevé en cas de pneumonie (0,9% contre 0,3% chez les non-asthmatiques)
2.2 Car la vaccination grippale reste le meilleur moyen de prévenir les formes graves de la grippe
  • La vaccination antigrippale est recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour les enfants asthmatiques éligibles
  • Pour être efficace, elle doit être réalisée avant le début de la circulation active du virus, généralement à partir de la mi-octobre.

3. Les recommandations de la Gregory Pariente Foundation (GPFD)

3.1 Aux parents : faites de la consultation de rentrée un rendez-vous annuel!
  • Prenez rendez-vous dès à présent avec votre médecin traitant ou pédiatre pour faire le point sur le contrôle de l'asthme et vérifier que le traitement de fond est bien suivi.
  • Contrôlez le bon usage des traitements inhalés, souvent moins bien maîtrisés après les vacances.
  • Vérifiez que les médicaments sont disponibles à domicile et que votre enfant ou adolescent connaît toujours les signes d’alerte d’une aggravation de l’asthme. Profitez de cette consultation pour aborder la vaccination antigrippale si elle n'a pas déjà été évoquée.
3.2 Aux adolescents : soyez acteurs de votre santé !
  • Connaissez votre asthme et sachez reconnaître les premiers signes d'une crise.
  • Gardez toujours votre traitement de secours avec vous, et veillez à ce qu'il ne soit jamais vide.
  • Reprenez votre traitement de fond s’il a été arrêté pendant les vacances.
  • Vérifiez que votre technique d’inhalation est la bonne. En cas de doute, voici une ressource utile proposée par l'Hôpital Necker.
  • Expliquez à vos amis ce qu’est une crise d’asthme et comment ils peuvent vous aider à les éviter.
  • Soyez un relais des bons gestes auprès de votre entourage : aération des pièces, lavage des mains, ne pas venir en cours en cas de forte fièvre.
  • Encouragez vos proches présentant une maladie chronique à se protéger contre la grippe.
3.3 Aux professionnels de santé : votre rôle est déterminant !
  • La recommandation explicite d’un professionnel de santé reste l’un des principaux déterminants de l’adhésion des parents à la vaccination antigrippale.
  • Chaque échange avec une famille constitue une occasion de répondre aux questions des parents, d’expliquer les bénéfices attendus de la vaccination et d’accompagner l’organisation du parcours vaccinal lorsque celui-ci est indiqué.

Rentrée Scolaire 2026 - Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Article chez Le Courrier Picard

Rentrée scolaire 2026: les virus aussi vont retrouver les cours d’école, voici comment les éviter...

À l’approche de la rentrée scolaire 2026, prévue le 1er septembre pour plus de 10 millions d’élèves, les virus saisonniers font également leur retour. La vie en collectivité, dans des salles de classe, réfectoires ou gymnases, ainsi que le partage de matériel et des sanitaires, favorisent la circulation des microbes. Rhinopharyngites, grippes, bronchiolites et gastro-entérites peuvent ainsi rapidement se propager parmi les élèves.

Pour limiter les risques d’infection, plusieurs gestes simples sont recommandés : se laver régulièrement les mains, notamment avant les repas et après être allé aux toilettes, utiliser des mouchoirs jetables, éviter de partager gourdes, couverts ou objets portés à la bouche, et limiter le contact entre les vêtements des différents élèves. Les enseignants doivent également penser à aérer régulièrement les salles de classe.

L’article rappelle aussi l’importance de la vitamine D, tout en déconseillant les compléments alimentaires selon les recommandations citées. Enfin, les enfants asthmatiques nécessitent une attention particulière, car la grippe augmente leur risque de pneumonie. La vaccination contre la grippe peut leur être recommandée et un bilan médical avant la rentrée permet de vérifier leur traitement.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Cécile Latinovic pour son article.

Rentrée Scolaire 2026 - Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Article chez Breizh-Info

Asthme de rentrée: pourquoi il ne faut pas attendre septembre pour protéger les enfants

Chaque rentrée scolaire s'accompagne d'une nette recrudescence des crises d'asthme chez les moins de 15 ans. Selon les données de Santé publique France citées par la Gregory Pariente Foundation, le pic de 2025 est survenu deux semaines après la rentrée, avec une hausse de 135% des passages aux urgences et de 111% des appels à SOS Médecins, la décrue ne débutant qu'en semaine 39.

Quatre causes sont identifiées : l'arrêt du traitement de fond pendant l'été, la reprise de circulation des virus respiratoires en collectivité, l'exposition aux allergènes scolaires, et la mauvaise qualité de l'air intérieur des classes.

La fondation recommande six gestes barrières simples (lavage des mains, aération des salles, limitation du partage d'objets, etc.) et insiste sur l'anticipation de la vaccination antigrippale, l'asthme étant la première comorbidité chez les enfants hospitalisés pour grippe, avec un risque de complications nettement accru.

Le message central: profiter de la rentrée pour faire un point médical complet, plutôt que d'attendre l'urgence, en reprenant les traitements et en préparant la vaccination avant la circulation active du virus, généralement mi-octobre.

Toute l'équipe de la GPFD remercie la rédaction de Breizh-Info pour son article.

Rentrée Scolaire 2026 - Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Article chez Parents

Comment éviter l’asthme de rentrée scolaire?

L’asthme de rentrée scolaire correspond à une recrudescence des crises d’asthme chez les enfants après la reprise des classes. Selon Parents.fr et la GPFD, les appels à SOS Médecins et les passages aux urgences augmentent chez les moins de 15 ans à cette période.

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. D’abord, certains enfants interrompent leur traitement de fond pendant les vacances. Ensuite, la rentrée favorise la circulation des virus respiratoires, notamment les rhinovirus, en raison de la vie en collectivité. Les enfants peuvent également être exposés aux acariens et aux pollens, ainsi qu’à certains polluants présents dans les salles de classe, comme le formaldéhyde et les composés organiques volatils.

Pour limiter les risques, l’article recommande de maintenir le traitement de fond, lorsqu’il est prescrit, et d’adopter des gestes d’hygiène : lavage fréquent des mains, toux ou éternuements dans le coude, mouchoirs jetables et absence de partage des couverts ou gourdes. En période de forte circulation virale, le masque peut aussi être envisagé. Enfin, la vaccination antigrippale est présentée comme une mesure préventive pour réduire les complications liées à la grippe chez les enfants asthmatiques.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Véronique Bertrand pour son article.

Rentrée Scolaire 2026 - Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Article chez Doctissimo

Rentrée scolaire: pourquoi les crises d’asthme chez les enfants bondissent de 135% dès la deuxième semaine?

Chaque année, la rentrée scolaire s’accompagne d’une forte augmentation des crises d’asthme chez les enfants. En 2025, les passages aux urgences pour asthme chez les moins de 15 ans ont augmenté de 135% durant la deuxième semaine de rentrée, soit près de 1 968 passages supplémentaires. Les consultations auprès de SOS Médecins ont également progressé de 111%.

Cette hausse s’explique par plusieurs facteurs qui se combinent après les vacances : le retour en collectivité favorise la circulation des virus respiratoires, notamment les rhinovirus, tandis que certains allergènes et la qualité de l’air intérieur peuvent irriter les voies respiratoires. De plus, le traitement de fond de l’asthme peut avoir été moins régulièrement suivi pendant l’été.

La rentrée constitue donc un moment important pour vérifier avec le médecin que le traitement est correctement repris et que l’enfant maîtrise bien l’utilisation de son inhalateur. Les parents doivent également s’assurer que les médicaments sont disponibles et connaître les signes d’aggravation.

Enfin, des mesures simples comme le lavage des mains, l’aération des salles et une bonne hygiène respiratoire peuvent limiter les risques. L’article recommande aussi d’anticiper la saison grippale et de discuter avec le médecin de la vaccination contre la grippe, particulièrement importante chez les enfants asthmatiques.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Luc Blanchot pour son article.

Rentrée Scolaire 2026 - Retombées du communiqué de presse de la GPFD

Article chez Pourquoi Docteur

Asthme de rentrée scolaire: l’augmentation des crises contenue, la GPFD appelle à maintenir la vigilance...

À chaque rentrée scolaire, les enfants asthmatiques sont particulièrement exposés à une aggravation de leurs symptômes. Selon l’article, un pic de crises d’asthme est régulièrement observé dans les semaines qui suivent la rentrée, avec notamment davantage de passages aux urgences. En 2025, ce pic avait été constaté dès la deuxième semaine après la rentrée.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le retour à la vie en collectivité favorise la circulation des virus respiratoires, notamment les rhinovirus, puis d’autres virus saisonniers comme celui de la grippe. La reprise de certaines expositions présentes à l’école, comme les acariens, les pollens, les animaux ou certains polluants, peut également déclencher des crises. Enfin, certains enfants interrompent leur traitement de fond pendant les vacances.

La Gregory Pariente Foundation recommande donc d’anticiper la rentrée dès la fin du mois d’août. Les principales mesures sont de reprendre correctement le traitement de fond, se laver régulièrement les mains, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs jetables, éviter de partager les objets portés à la bouche et aérer régulièrement les salles de classe. Le port du masque peut également être envisagé lorsque les virus circulent fortement.

Enfin, la vaccination contre la grippe est particulièrement importante chez les enfants asthmatiques, car la grippe peut entraîner une aggravation sévère de l’asthme ou des complications respiratoires.

Toute l'équipe de la GPFD remercie Geneviève Andrianaly pour son article.

Rentrée Scolaire 2026 - Communiqué de presse de la GPFD

Asthme de rentrée scolaire:

l’augmentation des crises contenue, la Gregory Pariente Foundation appelle à maintenir la vigilance...

Paris, le 10 septembre 2026 - Fin août, la Gregory Pariente Foundation (GPFD) alertait sur le phénomène d’asthme de rentrée scolaire. Si le pic semble, pour le moment, relativement contenu, elle appelle à ne pas relâcher la vigilance en continuant d’adopter les gestes barrières. Elle souligne également la nécessité de préparer la vaccination antigrippale, avant que le virus ne commence à circuler en octobre. Cliquer sur le boutton ci-dessous pour visualiser ou télécharger le communiqué de presse.

Asthme Academy Épisodes 5 et 6

Comment prendre son traitement...

La série d'éducation thérapeutique Asthme Academy, qui porte sur l'asthme de l'enfant et de l’adolescent, s'est enrichie de deux nouveaux épisodes ! Ces deux dessins animés s'adressent aux familles, aux enfants et aux adolescents. Ils nous montrent comment bien utiliser les inhalateurs.

La première vidéo (épisode 5) s'adresse aux enfants en âge préscolaire, la seconde (épisode 6) aux enfants de 6 à 11 ans.

Les grandes étapes sont particulièrement bien expliquées dans les vidéos :

Vidéo 5 : Zoé. Le parent apprend à bien utiliser le spray avec chambre d’inhalation avec masque. Vidéo 6 : Kilian. L’enfant peut voir et revoir comment utiliser son spray avec chambre d’inhalation et embout.

L’objectif des vidéos est d'aider les parents ou les enfants, quand ils sont en âge de comprendre par eux-mêmes, à bien utiliser les inhalateurs pour que le médicament soit correctement inhalé. Une bonne technique est en effet essentielle à l'efficacité du traitement.

Cette initiative provient d’un groupe de travail international de professionnels de santé, co-animé par le Dr Rola Abbou Taam et le Dr Clara Levivien (hôpital Necker Enfants Malades, Assistance Publique - Hôpitaux de Paris), sous l'égide de la Société française de pneumologie et d'allergologie pédiatrique, et avec la participation de la Gregory Pariente Foundation (GPFD).

Ces animations ont été réalisées par la société Paroles en images.

Rentrée Scolaire 2026 - Communiqué de presse de la GPFD

Pic d’asthme, grippe:

pourquoi il ne pas faut attendre le 1er septembre pour protéger les enfants asthmatiques...

Paris, le 25 août 2026 - Chaque année, les semaines suivant la rentrée scolaire (S36 à S38) enregistrent un pic de crises d’asthme chez les moins de 15 ans, avec une hausse brutale des passages aux urgences et des appels à SOS Médecins. Face à ce phénomène récurrent, la Gregory Pariente Foundation (GPFD) appelle les parents à agir dès fin août : adopter les gestes barrières, reprendre le traitement de fond et préparer, dès septembre, la vaccination antigrippale.

Cliquer sur le boutton ci-dessous pour visualiser ou télécharger le communiqué de presse.

Café Nile Exceptionnel à propos du

Rapport charges et produits 2027 de la CNAM

Améliorer la Qualité du Système de Santé et Maîtriser les Dépenses

Synthèse du rapport par le Dr. Françoise Pariente Ichou

Voici la synthèse du rapport ainsi que quelques éléments de réflexion sur le rapport Charges et produits de l’Assurance Maladie 2027. Ce rapport a été présenté dans le cadre d'un Café Nile exceptionnel qui s'est tenu le 27 Juillet 2026.

Nous remercions Guillaume Couillard (Directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins de la CNAM) et Grégoire de Lagasnerie (Directeur adjoint chargé de la stratégie, des études et des statistiques de la CNAM) pour leur participation.

Le rapport ”Charges et Produits” est le document de référence par lequel l’Assurance Maladie propose chaque année au Gouvernement et au Parlement les priorités qu’elle juge nécessaires pour améliorer la santé de la population tout en garantissant la soutenabilité financière du système de santé. Il nourrit la préparation du projet de loi de financement de la Sécurité.

1. Synthèse du rapport

Dr. Françoise Pariente Ichou: Si je devais résumer le rapport Charges et Produits de l’Assurance maladie 2027 en un seul mot, je choisirais ”PRÉVENIR”.

C’est, à mon sens, le mot qui résume le mieux la philosophie du rapport. L’idée dominante n’est plus de réparer un système sous tension, mais de déplacer le centre de gravité du système de santé vers la prévention.

On peut alors construire un véritable acronyme: P R É V E N I R

P - Prévenir plutôt que réparer

C’est le changement de paradigme du rapport. La CNAM considère que la soutenabilité de notre système de santé ne pourra plus reposer uniquement sur la qualité des soins curatifs. La prévention devient un investissement permettant d’éviter des maladies, des complications, des hospitalisations et des dépenses futures. Le message est presque économique autant que médical.

R - Responsabiliser tous les acteurs

La prévention n’est plus seulement l’affaire du médecin. Le rapport insiste sur une responsabilité collective:

  • citoyens
  • professionnels de santé, (pharmaciens…)
  • Assurance maladie
  • employeurs
  • collectivités

La prévention doit devenir une composante naturelle du parcours de vie.

É - Équité

Le rapport rappelle que les inégalités sociales restent un frein majeur. L’objectif est de mieux atteindre les populations les moins bénéficiaires:

  • personnes précaires
  • territoires moins favorisés
  • personnes éloignées du système de soins

La prévention doit réduire les inégalités et non les renforcer.

V - Virage préventif

  • prévention avant la maladie
  • dépistage précoce
  • meilleure prise en charge des facteurs de risque
  • interventions plus précoces

La vaccination n’est qu’un exemple parmi d’autres.

E - Efficience

C’est probablement le deuxième maître mot du rapport après la prévention. Chaque proposition est analysée sous deux angles :

  • bénéfice sanitaire ;
  • efficience économique.
L’objectif est de produire davantage de santé avec les mêmes ressources. Les quatre grands axes concernant les médicaments

1. Préserver la capacité à financer les innovations de rupture

La CNAM reconnaît que les dépenses liées aux innovations thérapeutiques vont continuer d’augmenter. Elle cite notamment:

  • les biothérapies
  • les thérapies ciblées
  • les médicaments de thérapie innovante (ATMP : thérapies géniques et cellulaires)
  • les innovations en oncologie
  • certaines innovations dans les maladies rares

Le rapport ne cherche donc pas à freiner l’innovation, mais à hiérarchiser les priorités. Le message implicite est : ”Chaque euro économisé sur une prescription évitable peut être réinvesti dans une innovation réellement utile”.

2. Lutter contre les prescriptions inappropriées

C’est probablement le thème le plus développé. La CNAM estime qu’une part importante des dépenses pharmaceutiques ne correspond pas toujours au meilleur choix thérapeutique. Le rapport vise notamment:

  • les prescriptions trop longues
  • les renouvellements automatiques
  • les associations médicamenteuses inutiles
  • les traitements poursuivis sans réévaluation

La logique n’est pas de ”moins prescrire”, mais de mieux prescrire.

3. Favoriser les médicaments les plus efficients

Le rapport encourage:

  • les médicaments génériques
  • les biosimilaires
  • les médicaments dont le rapport coût/efficacité est le plus favorable

L’objectif est de réserver les traitements les plus coûteux aux patients qui en tirent réellement un bénéfice supplémentaire.

4. Développer le bon usage

Le rapport insiste beaucoup sur:

  • les recommandations de bonne pratique
  • les outils numériques d’aide à la prescription
  • les retours d’information aux médecins
  • les indicateurs de qualité des prescriptions

Il s’agit davantage d’accompagner les prescripteurs que de les contraindre.

Les actions prioritaires par classe thérapeutique

Le rapport identifie plusieurs domaines où les gains sont jugés importants.

A- Les antibiotiques. Probablement la priorité numéro un

Objectifs:

  • réduire les prescriptions inutiles
  • limiter l’antibiorésistance
  • privilégier les molécules recommandées
  • diminuer les prescriptions pour les infections virales

B- Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)

Le rapport souligne:

  • des durées de traitement excessives
  • des renouvellements automatiques
  • des prescriptions sans indication persistante

C- Les benzodiazépines

Objectif:

  • réduire les traitements prolongés
  • limiter le risque de dépendance
  • favoriser les alternatives lorsque cela est possible

D- Les opioïdes

Le rapport souhaite renforcer:

  • la sécurisation des prescriptions
  • le suivi des patients
  • la prévention des usages prolongés

E- Les psychotropes

Le rapport évoque une meilleure pertinence des prescriptions et une réévaluation régulière des traitements, notamment lorsqu’ils sont poursuivis au long cours.

F- Les biosimilaires

C’est un axe majeur. Le rapport souhaite accélérer leur diffusion, en particulier à l’hôpital et en ville, lorsque les données scientifiques montrent une efficacité et une sécurité comparables aux médicaments biologiques de référence.

Je résumerais le chapitre en une formule: ”Financer davantage d’innovation grâce à davantage de pertinence”.

N - Numérique

Le numérique est présenté comme un facilitateur.

Il doit permettre :

  • d’améliorer les parcours
  • de personnaliser les actions de prévention
  • d’aider les professionnels
  • d’utiliser les données de santé

I - Innovation utile

Le rapport ne refuse absolument pas l’innovation. Au contraire. Mais il souhaite réserver les ressources aux innovations apportant un bénéfice démontré.

L’innovation doit être :

  • pertinente
  • évaluée
  • soutenable financièrement

R - Résultats

La logique finale est celle des résultats. On ne souhaite plus seulement financer :

  • des actes
  • des prescriptions

On souhaite mesurer:

  • l’amélioration de la santé
  • la qualité
  • les économies générées
  • l’impact réel des politiques publiques

À noter que la CNAM est satisfaite des résultats du dispositif de l’accès précoce.

2. Quelques éléments de réflexion

Chaque année, la CNAM choisit ses objectifs et priorités pour l’année et tous ceux qui attendent ce rapport , y cherchent leurs proches objectifs prioritaires espérant les lire. Après plusieurs lectures, voici ce que le rapport traite peu… voire pas.

2.1 Prévention

Dans le chapitre de la prévention, axe prioritaire pour 2027, la vaccination a sa place mais la vaccination chez l’enfant est quasiment absente (virus grippal et VRS) Pourtant Il est question de prévention “tout au long de la vie”., mais les exemples concernent surtout :

  • les adultes
  • les salariés
  • les personnes âgées

L’enfance n’apparait pas comme la période où l’investissement préventif est le plus rentable.

Or toutes les données internationales montrent que les interventions précoces offrent souvent le meilleur retour sur investissement.

2.2 Maladies chroniques: Accent porté sur certaines maladies couteuses

Le rapport parle surtout :

  • du diabète ;
  • des maladies cardiovasculaires
  • de l’insuffisance rénale
  • de la perte d’autonomie

En revanche, on trouve très peu de développement sur:

  • les allergies qui ne cessent d'augmenter
  • l’obésité infantile (hors quelques mentions)
  • les maladies respiratoires chroniques dont l’asthme est la principale maladie chronique chez l'enfant
2.3 Le Sport-Santé est étonnamment discret cette année, ayant été traité en 2024, sur:
  • l’activité physique comme prescription
  • les recommandations de l’OMS
  • les dispositifs Sport-Santé
  • les maisons Sport-Santé
  • les bénéfices dans les maladies chroniques

Le rapport privilégie largement:

  • les organisations
  • les parcours
  • les outils économiques

L’activité physique n’apparaît pas comme un levier majeur de transformation tout au long de la vie.

2.4 La prévention en milieu scolaire

Elle est très peu développée. Le rapport parle davantage:

  • du monde du travail
  • des entreprises
  • des salariés
2.5 L’Éducation nationale apparaît peu comme partenaire de prévention.

Pourtant, l’école constitue probablement le premier lieu de prévention universelle.

2.6 La vaccination

Le rapport insiste sur:

  • les seniors
  • le pneumocoque
  • la grippe des plus de 65 ans

Il ne développe pratiquement pas le potentiel des vaccinations pédiatriques pour réduire les passages aux urgences, hospitalisations, les prescriptions d’antibiotiques ou les inégalités.

2.7. L’innovation médicamenteuse

Le rapport met surtout l’accent sur les innovations destinées à traiter des maladies déjà installées (oncologie, maladies rares, thérapies géniques) et leur coût.

Les innovations préventives pédiatriques sont peu, voire pas mises en avant.

Dans le langage des patients, un nouveau médicament qui, de par son mode d’administration novateur, améliore son acceptation et donc l'efficacité de la stratégie médicamenteuse est une innovation. Nous savons parfaitement que cela ne correspond pas à la classification des autorités pour un nouveau médicament en 1-lnnovation, 2-Amélioration majeure, 3-Amélioration importante 4-L’amélioration mineure, et 5-Pas d’amélioration. Cependant personne ne peut comprendre et admettre qu'un nouveau médicament qui améliore l'acceptabilité donc l’utilisation en vie réelle peut-être considéré comme n’apportant aucune amélioration dans la stratégie thérapeutique ou par rapport à un médicament de comparaison existant qui présente en vie réelle une faible voire très faible acceptabilité donc utilisation.

2.8. Le rapport reste centré sur les institutions et les professionnels, les associations de patients sont très peu visibles.

Pourtant, lorsqu’il s’agit:

  • d’éducation thérapeutique
  • d’adhésion
  • d’acceptabilité
  • de prévention

Les associations constituent souvent un relais essentiel.

3. En conclusion, voici ce qu'il me semble être la véritable philosophie du rapport.

Finalement, si le mot PREVENTION est un excellent mot mnémotechnique, je résumerais plus ce document par une formule plus complète. Prévenir davantage pour préserver durablement notre système de santé. En revanche, nous espérions y voir un pilier qui pourrait être formulé ainsi: Investir plus tôt dans la santé des enfants pour améliorer la santé des adultes de demain

C’est précisément ce que nous défendons au sein de la GPFD. Si la prévention est le meilleur investissement, alors l’enfance devrait en être une priorité. C’est peut-être le principal angle mort du rapport cette année.

Partenariat GPFD - Tenis Club de la Source (Deuil-la-Barre)

La GPFD partenaire du tournoi des jeunes du TCS

La GPFD soutient depuis plus de dix ans le TCS (Tennis Club de la Source). Cette année encore, le tournois des jeunes s'est merveilleusement déroulé, sous un soleil éclatant et une véritable canicule!

Cette compétition, gentillment rebaptisée dans le communiqué de presse ”Tournoi MTX Audio - Gregory Pariente Foundation”, s’est achevée cette annnée le 3 Juillet, avec quelques jours de retard, en raison des conditions de températures.

Face à cette météo extrême, les juges-arbitres Fabrice Routtier et Hector Tramson ont dû interrompre le tournoi pendant plusieurs jours, conformément aux arrêtés préfectoraux interdisant temporairement la pratique sportive. Une décision responsable qui a permis de garantir la sécurité de tous.

La GPFD est fère d'être partenaire du tournoi depuis plus de dix ans. Dans son communiqué de presse, le club remercie chaleureusement la GPFD pour son engagement renouvelé.

Ils rappelent que la Gregory Pariente Foundation œuvre en faveur de la prévention de l’asthme chez les adolescents. Ce qui a beaucoup de sens lors d'un tournoi jeunes sous 35°C et plus...

Toutes nos félicitations aux vainqueurs et finalistes :

  • 11/12 ans : Tao FABRIANO (30/3) et Raphaël BIGNON (30/3)
  • 13/14 ans garçons : Arthur HELBECQUE (30) et Hugo GENTON (30)
  • 15/16 ans : RIVALAN Arnaud (30) et Leo FERNANDES (30)
  • 17/18 ans : MAGNIER Louis (15/4) et Rafael BONAMI (30/1)
  • 15/16 ans filles : Noémie CALIARI (30/1) et Alcha Lyn RHIM (30/3)

Tous sont repartis les bras chargés de récompenses : de magnifiques coupes, des casques et oreillettes MTX Audio de grande qualité.

Nous remercions tous les bénévoles qui ont contribué au succès de cette belle compétition. Nous remercions aussi le fidèle juge-arbitre Fabrice Routtier pour son professionnalisme et son engagement sans faille.

Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition.

États Généraux de la Coopération en Santé

Intervention du Dr. Pariente Ichou de la GPFD

Vacciner, Dépister, Éduquer: À Qui Appartient La Prévention Chez L’enfant?

Les États Généraux de la Coopération en Santé se sont tenus le Mercredi 3 juin 2026 à Paris chez Comet Bourse dans le 2ème arrondissement.

Le sujet traité concerne celui de la table ronde: ”Vacciner, Dépister, Éduquer: À qui appartient la prévention chez l’enfant?”, et la partie concernant l’intervention du Dr. Françoise Pariente Ichou (FPI) sur la vaccination grippale pédiatrique.

Cette table ronde était présidée par Fabrice Bossaert, vice-président de CerHom et directeur de A-Fluence.

Voici la liste des intervenants:

  • Dr. Valérie Ertel-Pau | Responsable adjointe médicale du Département de la prévention et promotion de la santé à l’Assurance Maladie (CNAM)
  • Dr. Françoise Pariente Ichou | Responsable scientifique de la Gregory Pariente Foundation
  • Michel Lauzzana | Député du Lot-et-Garonne
  • Dr. Thierry Prazuck | Chef de service Maladies Infectieuses au CHU d’Orléans

Voici le verbatim de l'intervention du Dr. Françoise Pariente Ichou...

Fabrice Bossaert: Nous avons tous en mémoire Gregory Pariente – qui a donné son nom à une fondation – décédé à 14 ans d’une crise d’asthme avant d’arriver aux urgences. Pourquoi faut-il vacciner les jeunes contre la grippe, et quels jeunes?

Dr. Françoise Pariente Ichou: La vaccination est recommandée par la HAS de longue date chez les enfants à risque de grippe sévère ou compliquée dès 6 mois. Ce sont essentiellement les enfants asthmatiques ou les enfants atteints d’une autre maladie chronique (respiratoire, cardiaque, neurologique, diabète, immunodépression etc.). Depuis 2023, la HAS a élargi sa position et a recommandé ”que la vaccination contre la grippe saisonnière, puisse être proposée chaque année aux enfants, sans comorbidité âgés de 2 à 17 ans révolus”, ”l’objectif est de permettre son remboursement et de limiter la diffusion et l’impact de la grippe sur la population” selon la HAS.

J’ai récemment publié un rapport sur la grippe de l’enfant avec le Dr. Andreas Werner (AFPA), Santé Publique France n’ayant pas encore publié de rapport spécifiquement chez les enfants et il n’est pas aisé de trouver des données chez les enfants de moins de 18 ans dans le rapport annuel sur la grippe.

J’ai pu toutefois estimer, à partir des remontées du réseaux SOS-Médecins que l’épidémie de 2024/2025 avait entraîné chez les 2-14 ans au moins 75 500 consultations (SOS Médecins), et par le réseau Oscour au moins 61486 passages aux urgences et 2668 hospitalisations post-passage aux urgences. Nous savons que ces chiffres sont très en dessous de la réalité recensée par le SNDS. Les coûts associés sont donc énormes.

Même si elle serait souhaitable pour tous les enfants, la vaccination des enfants à risque – soit environ 15%, dont 12 à 14% d’asthmatiques – est un enjeu crucial. Or seulement 13,4% d’entre eux sont vaccinés.

Il faut vacciner les enfants asthmatiques pour plusieurs raisons: l’asthme est la première comorbidité chez les patients hospitalisés pour grippe. Chez les enfants infectés, le risque d’exacerbation sévère est trois fois plus élevé que pour ceux qui ne sont pas confrontés au virus. Par ailleurs, les enfants asthmatiques hospitalisés pour grippe ont quarante fois plus de risque de développer une pneumonie. C’est la complication la plus grave, puisqu’elle multiplie par trois le risque de décès.

Compte tenu de la faiblesse de la couverture vaccinale en France, il faut saisir toutes les occasions! Chaque année, la rentrée scolaire s’accompagne d’un pic de crises d’asthme. Or la rentrée scolaire a lieu un mois avant le début de la campagne de vaccination grippale, l’occasion de mener une campagne en deux temps avec en septembre, une sensibilisation sur les risques accrus de complications liées à la grippe mais aussi le bon moment de revoir le plan d’action de l’Asthme et parler de la vaccination antigrippale avec le médecin traitant, le pédiatre ou le pharmacien pour qu’en octobre ce soit le passage à l’action pour transformer l’intention en vaccination avant le pic épidémique.

Enfin, pour les asthmatiques, la trajectoire de la maladie est malheureusement aggravée par la précarité. Les jeunes issus de milieux défavorisés font plus de crises, qui sont en outre plus sévères. Ils sont moins bien suivis dans des centres spécialisés, consultent plus souvent aux urgences et sont plus fréquemment hospitalisés, avec un risque vital plus élevé. Outre le manque d’argent, la précarité s’accompagne souvent de logements dégradés, d’un environnement plus pollué, d’un stress familial plus important, d’un niveau d’éducation parentale inférieur et d’un accès aux soins plus difficile.

Fabrice Bossaert: Comment faire pour toucher et convaincre les populations défavorisées?

Dr. Françoise Pariente Ichou: On ne peut avancer qu’avec l’aide de la CNAM et sa capacité à conduire des campagnes de vaccinations efficaces.

Pour les populations défavorisées, le mieux est probablement la vaccination à l’école, qui est le lieu de réduction des inégalités. Néanmoins, cela ne suffit pas. Loin de culpabiliser ces populations, il convient de renforcer ”l’aller vers”, c’est pourquoi nous proposons quatre leviers complémentaires: - Premièrement, simplifier le parcours vaccinal car plus les démarches sont complexes et plus les inégalités se creusent. - Deuxièmement, renforcer la médiation en santé autour de l’école notamment dans les quartiers prioritaires afin de créer un lien direct avec les familles. - Troisièmement, adapter les supports d’information aux différents niveaux de compréhension et aux différentes langues parlées sur le territoire, donc messages simplifiés, communication multilingue, etc. - Quatrièmement utiliser les outils du quotidien: SMS, messagerie scolaire, application utilisée par les parents pour diffuser des messages simples, personnalisés et répétés. La diffusion de vidéos dans les pharmacies ou pour contrecarrer la désinformation sur les réseaux sociaux est aussi une piste intéressante. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’amener la vaccination à l’école. Il s’agit d’utiliser l’école comme le point de départ d’une politique de prévention de proximité. Pour les enfants à risque, nous espérons que la vaccination grippale s’inscrira dans le calendrier vaccinal. L’organisation d’une campagne volontariste serait déjà un signal très positif, mais il faudrait une décision politique pour autoriser la CNAM à le faire.

Après avoir entendu les autres intervenants, FPI a repris la parole:

Dr. Françoise Pariente Ichou: Je ne vois pas comment il est possible de juger de l’efficacité de financement dans la prévention dans le cadre de l’Ondam annuel. L’augmentation de la couverture vaccinale contre la grippe pédiatrique souhaitée ne peut pas être apportée en seulement un an. Il faut un programme au moins triennal. Avec trois conditions, un vaccin nasal, la participation des écoles et une campagne de la CNAM, un objectif de couverture de 45 à 50% pour les populations à risque semble toutefois atteignable. Il n’y a pas de raison que nous n’obtenions pas les mêmes résultats que les Anglais.

Échanges avec la salle: De la salle: Nous semblons tous d’accord. Les preuves sont là. Dès lors, pourquoi la vaccination contre la grippe des enfants ne parvient-elle pas à s’imposer en France? Quel levier faudrait-il activer?

Après la réponse à cette question par les autres intervenants, le Dr. FPI a conclu la table ronde par ces quelques mots:

Dr. Françoise Pariente Ichou: La CT écrit dans son avis que les données sont réunies pour une commercialisation du vaccin nasal. L’élément bloquant est la nécessité de prouver qu’il entraînerait une amélioration de la couverture vaccinale, ce qui ne me semble pas possible de façon solide, s’il n’est pas disponible. Par conséquent, il faut une volonté politique. Dès lors, les choses s’arrangeront, j’en suis certaine!

Retombées CP Journée Mondiale de l'Asthme 2026

CP de la GPFD sur Parole de Maman

Asthme : "J’ai failli perdre mon fils de deux ans et demi à cause de l’asthme"

L’article raconte le témoignage poignant d’une mère confrontée à l’asthme sévère de son fils de deux ans et demi. Alors qu’il semblait souffrir d’un simple problème respiratoire, l’état de l’enfant s’est brutalement aggravé jusqu’à nécessiter une prise en charge en urgence. Cette expérience traumatisante a plongé la famille dans une peur permanente face à une maladie souvent sous-estimée.

La mère explique combien il est difficile de reconnaître les signes de gravité chez un jeune enfant : respiration rapide, fatigue intense, difficultés à respirer ou à parler. Depuis cet épisode, elle vit avec l’angoisse constante d’une nouvelle crise et doit rester vigilante au quotidien.

L’article évoque également le rôle de la Gregory Pariente Foundation, engagée dans la sensibilisation autour des maladies respiratoires et du soutien aux familles concernées. À travers ce témoignage, la fondation souhaite alerter sur l’importance d’un diagnostic précoce, d’un suivi médical régulier et du respect des traitements afin de limiter les risques de complications graves.

Le texte met enfin en lumière l’impact psychologique de l’asthme sur toute la famille : l’inquiétude constante, l’adaptation du quotidien et la nécessité d’apprendre à réagir rapidement face aux crises.

La GPFD remercie toute l'équipe de Parole de Maman pour son article.

Retombées CP Journée Mondiale de l'Asthme 2026

Interview du Dr. Clairelyne Dupin et de Pierre Pariente sur BFM par Margaux de Frouville et Alain Ducardonnet

Asthme: malgré près de 1000 morts par an, pourquoi cette maladie reste encore sous-estimée...

Cette interview du Dr. Clairelyne Dupin, pneumologue à l'hôpital Saint-Joseph (Paris), et de Pierre Pariente, fondateur de la Gregory Pariente Foundation, été filmée le 11 mai 2026 dans les studios de BFM à Paris. Elle a été animée par Margaux de Frouville, chef du service santé de BFM, et Alain Ducardonnet, médecin consultant santé de BFM.

Pierre Pariente, dont la parole est rare, est revenu avec beaucoup d'émotion sur les conditions du décès de son fils de 14 ans d'une crise d'asthme aiguë grave si violente que Grégory n'est pas arrivé vivant aux urgences.

Cette situation se retrouve dans 3/4 des enfants décédés d'une crise d’asthme. Ces décès ne sont pas rares puisque un ado asthmatique décède toutes les trois à quatre semaines en France.

Pierre a expliqué dans quelle condition il a créé la Gregory Pariente Foundation (GPFD) trois ans jour par jour après le décès de Gregory, une reaction après un drame inqualifiable par la volonté d'alerter sur cette maladie méconnue, d’où ce choix de se centrer sur la prévention de l’asthme chez les jeunes, notamment à l'adolescence (population (10 à 15%) particulièrement vulnérable).

Le travail de la fondation consiste à informer les parents, les enfants, des éducateurs sportifs, les professionnels de santé et les pouvoirs publics des dangers de cette maladie. Pour y parvenir la GPFD peut compter sur le soutien des Pneumo-pédiatres allergologues, Pneumologues et des médias, courroie de transmission indispensables pour toucher un maximum de personnes.

Le fondateur de la GPFD a insisté sur l’importance de voir un pneumologue au moins une fois par an. Il existe un lien entre asthme et allergies (alimentaire, pollution intérieure et extérieur) qui peuvent démarrer dès la naissance. Ce fut le cas de Gregory qui présentait un asthme sévère, non suffisemment identifié et qui n’avait pas de prescription pour un traitement de fond alors qu’il aurait été indispensable.

Le Dr. Clairelyne DUPIN nous indique:

  • ”L’existence de nouveaux traitements concernant une frange réduite des asthmatiques que l’on appelle les asthmatiques sévères à qui on va pouvoir donner de nouveaux médicaments, appelés biothérapies qui sont administrés par piqûre. Ce sont des patients qui "ne font pas forcement des crises sévères, mais qui font des crises plutôt modérées mais frés fréquentes et qui nécessite beaucoup de traitements”.

  • ”Attention: On peut avoir un Asthme très très léger et faire une crise extrême grave. L'’asthme est une maladie à ne jamais considérer comme bénigne car elle peut prendre des formes multiples, fonction du terrain sur lequel elle survient: allergies, pollution, virus... qui parfois se cumule et augmente la sévérité d’une crise asthme”.

  • ”Que les signes évocateurs d'asthme sont des sifflements, de la toux et des essoufflements pouvant être combinés. La variabilité de l'essoufflement doit alerter, surtout s’il est accompagné de sifflement. Un enfant qui se reveille au milieu de la nuit en toussant, ça doit aussi alerter”.

  • ”Que la Ventoline n’est pas un traitement de l’asthme mais de la crise où l'on fait appel à un bronchodilatateur pour dilater la bronche qui se rétrécit pendant la crise; le traitement de l'asthme, ce sont les corticoïdes inhalés que l'on appelle "traitement de fond" qui vont lutter contre l’inflammation; En effet, l'asthme est une maladie inflammatoire chronique où il est indispensable de traiter cette inflammation. "C'est le rôle du traitement de fond à prendre tous les jours. L’objectif est de n’avoir quasiment jamais besoin de prendre sa Ventoline, et que s’il utilise sa Ventoline, il connait ou son entourage connait le nombre de doses au delà duquel il doit appeler à l’aide”.

  • ”Qu’il est conseillé et même recommandé de faire du sport lorsqu’on est asthmatique à condition de prendre régulièrement son traitement”. gent, et pour cause, le réchauffement climatique augmente le risque de contracter des allergies et de l'asthme, les malades vont donc être beaucoup plus nombreux dans les années à venir.

La vidéo a été reprise par Orange dans ses actus. Le lien se trouve ci-dessous.

La GPFD remercie Margaux de Frouville et Alain Ducardonnet pour leur interview et pour le temps qu'ils nous ont consacré.

Retombées CP Journée Mondiale de l'Asthme 2026

CP de la GPFD sur e-santé par Freya Yophy

Journée mondiale de l'asthme: les dangers invisibles qui aggravent les crises

À l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme, l'article met en lumière des facteurs souvent invisibles qui aggravent fortement les crises d’asthme, en particulier chez les adolescents et jeunes adultes. La Gregory Pariente Foundation, créée après le décès tragique de Gregory, un adolescent de 14 ans victime d’une crise sévère, alerte sur l’importance d’une prise en charge plus globale de cette maladie respiratoire.

L’étude évoquée souligne notamment le rôle majeur de la santé mentale. Alors que seulement 15% des patients reçoivent un diagnostic psychologique officiel, environ 40% souffriraient d’anxiété et 22% de dépression. Ces troubles augmenteraient considérablement le risque de crises graves: les patients concernés auraient jusqu’à 11 fois plus de risques de subir plusieurs exacerbations aiguës par an. Le stress agit directement sur les mécanismes inflammatoires et réduit l’efficacité des bronchodilatateurs. Certains traitements, comme les corticostéroïdes oraux, peuvent également fragiliser l’équilibre psychique.

L’article insiste aussi sur les inégalités sociales. Les conditions de vie précaires, l’insalubrité des logements et la pollution exposent davantage certains jeunes aux complications de l’asthme. Les patients défavorisés présentent ainsi deux fois plus de risques d’hospitalisation. Le manque de suivi médical et les difficultés d’accès aux soins aggravent encore la situation: un tiers des patients ne suivent pas correctement leur traitement et 20% utilisent mal leur inhalateur.

Enfin, la GPFD défend activement l’activité physique adaptée et le dépistage systématique de l’anxiété chez les jeunes asthmatiques afin d’améliorer la prévention et de réduire les 900 décès annuels liés à l’asthme en France.

La GPFD remercie Freya Yophy pour son article.

Retombées CP Journée Mondiale de l'Asthme 2026

Interview du Dr. Pariente Ichou sur France Inter & Radio France

Asthme sévère: pourquoi l'anxiété et la dépression multiplient par 11 le risque de crise grave...

Journée mondiale de l'asthme : la précarité accentue la maladie, alerte la fondation Gregory Pariente

En France, plus de 4 millions de personnes souffrent d'asthme, dont un quart de jeunes. À l'occasion de la journée mondiale de l'asthme, la fondation Grégory Pariente alerte sur la précarité qui accentue les symptômes et propose des solutions.

Selon la fondation Gregory Pariente, la précarité accentue les symptômes de l'asthme.

À l'occasion de la journée mondiale de l'asthme ce mardi 5 mai, la fondation Gregory Pariente alerte sur le risque accru de crises sévères lié à l'environnement dans lequel grandissent les enfants, alors qu'environ 40% des patients asthmatiques souffrent d'anxiété et que 22% ressentent des troubles dépressifs.

Les jeunes malades n'échappent pas à ces tendances. Quand ils grandissent dans des milieux défavorisés, leur maladie s'aggrave davantage. "L'impact des inégalités sociales chez les jeunes asthmatiques, c'est-à-dire chez les défavorisés, c'est qu'ils font plus de crises sévères, ils sont peu suivis en soins spécialisés, ils sont plus souvent hospitalisés, donc ça veut dire que la précarité, elle aggrave toute la trajectoire de la maladie", explique la microbiologiste Françoise Pariente Ichou.

L'activité physique comme remède...

Il y a des solutions pour aider ces jeunes patients, d'abord avec l'activité physique qui est très bénéfique sur l'asthme, mais aussi en trouvant de meilleurs logements. "Aider les familles dans tout ce qui est logement, logements sociaux, ajoute-t-elle. Pour qu'on ait des enfants qui soient dans des milieux qui n'aggravent pas l'asthme. C'est-à-dire qu'il y ait moins de pollution intérieure, moins d'acariens, d'humidité, moins de tout ce qui fait qu'on aggrave l'asthme."

Selon la Fondation, ce problème de santé publique est urgent, et pour cause, le réchauffement climatique augmente le risque de contracter des allergies et de l'asthme, les malades vont donc être beaucoup plus nombreux dans les années à venir.

La GPFD remercie toute l'équipe de France Inter pour son interview.

Retombées CP Journée Mondiale de l'Asthme 2026

Freya Yophy reprend le CP de la GPFD sur e-santé.fr

Asthme sévère: pourquoi l'anxiété et la dépression multiplient par 11 le risque de crise grave...

Selon une étude réalisée par la GPFD et relayée par e-santé.fr, l’anxiété et la dépression jouent un rôle majeur dans l’aggravation de l’asthme sévère. Les chercheurs montrent que les patients souffrant de troubles psychiques non pris en charge ont un risque multiplié par onze de subir au moins deux crises graves par an.

L’étude souligne qu’environ 40% des personnes atteintes d’asthme sévère souffrent d’anxiété et 22% de dépression. Pourtant, seuls 15% reçoivent un diagnostic officiel, ce qui laisse une grande majorité sans accompagnement adapté. Ce manque de prise en charge entraîne souvent une mauvaise perception de la maladie : beaucoup de patients considèrent comme ”normales” des difficultés respiratoires importantes, comme l’essoufflement ou les réveils nocturnes. Ainsi, 73% pensent contrôler leur asthme alors que les médecins estiment que seulement 15% ont réellement une maladie stabilisée.

Les chercheurs expliquent que le cerveau et les poumons sont liés par des mécanismes inflammatoires communs. Le stress et les troubles psychiques aggravent donc directement l’inflammation bronchique. De plus, certains traitements d’urgence, notamment les corticostéroïdes oraux, peuvent accentuer les troubles de l’humeur et compliquer l’observance du traitement.

Face à ce constat, les spécialistes recommandent une prise en charge plus globale intégrant des psychologues, un meilleur suivi thérapeutique et des approches complémentaires comme la méditation, la cohérence cardiaque ou la stimulation du nerf vague afin d’améliorer la qualité de vie des patients asthmatiques.

La GPFD remercie Freya Yophy pour son article.

Retombées CP Journée Mondiale de l'Asthme 2026

Geneviève Andrianaly reprend le CP de la GPFD sur Pourquoi Docteur

Asthme sévère : ces facteurs sous-diagnostiqués qui font exploser le risque de crises

À l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme, une étude de la Gregory Pariente Foundation met en lumière des facteurs aggravants de l’asthme sévère encore largement sous-diagnostiqués, notamment les troubles anxieux et dépressifs. Alors que seuls 15 % des patients asthmatiques reçoivent officiellement un diagnostic de trouble anxiodépressif, des dépistages systématiques révèlent en réalité environ 40 % de troubles anxieux et 22 % de dépressions chez ces patients. Chez les adolescents, ces troubles restent très souvent ignorés ou insuffisamment traités.

Ces problèmes psychiques ont pourtant des conséquences importantes : ils aggravent les symptômes respiratoires, augmentent la fréquence des crises, favorisent les passages aux urgences et entraînent une surconsommation de médicaments. Une étude néerlandaise citée dans l’article montre même que l’association anxiété-dépression peut multiplier par onze le risque de subir au moins deux crises graves d’asthme par an. Les chercheurs évoquent des mécanismes biologiques communs entre inflammation respiratoire et troubles psychiques.

L’étude souligne également le rôle de la précarité sociale. Les jeunes vivant dans des milieux défavorisés présentent un moins bon contrôle de leur asthme, davantage d’hospitalisations et une santé mentale plus fragile. Le stress chronique lié à la pauvreté, aux violences ou aux discriminations aggrave la maladie.

Enfin, l’article insiste sur l’importance de l’activité physique. Beaucoup de jeunes asthmatiques évitent le sport par peur des crises ou à cause de l’essoufflement. Pourtant, les études montrent qu’un exercice régulier améliore la santé mentale et la qualité de vie sans aggraver l’asthme.

L'article a été repris par Fréquence Médicale. Le lien est ci-dessous.

La GPFD remercie Geneviève Andrianaly pour son article.

Retombées CP Journée Mondiale de l'Asthme 2026

Luc Blanchot reprend le CP de la GPFD sur Doctissimo

Asthme sévère: l’injustice sociale et les troubles psychiques multiplient par 11 le risque de crises

L'article de Doctissimo explique que l’asthme sévère chez les jeunes ne dépend pas seulement des problèmes respiratoires, mais aussi de facteurs psychologiques et sociaux. Les chercheurs alertent sur une “triple peine” associant précarité, anxiété ou dépression, et difficultés d’accès à l’activité physique.

Les données citées montrent que les troubles psychiques sont largement sous-diagnostiqués chez les patients asthmatiques sévères. Une étude française révèle que seuls 15 % des patients reçoivent un diagnostic officiel d’anxiété ou de dépression, alors que les dépistages systématiques détectent beaucoup plus de cas. Plus inquiétant encore, une étude néerlandaise indique que la combinaison anxiété-dépression multiplie par 11 le risque de crises aiguës répétées.

Chez les adolescents, la situation semble particulièrement préoccupante : plus l’asthme est sévère, plus les troubles anxieux augmentent. L’activité physique apparaît comme un facteur protecteur pour la santé mentale, mais les jeunes issus de milieux défavorisés y ont souvent moins accès.

L’article souligne aussi que la précarité sociale augmente les hospitalisations et les passages aux urgences. Enfin, la Gregory Pariente Foundation appelle à une prise en charge globale intégrant santé mentale, activité physique et accompagnement social dans le suivi de l’asthme sévère.

La GPFD remercie Luc Blanchot pour son article.

Journée Mondiale de l'Asthme 2026

Asthme sévère, anxiété/dépression, précarité: la triple peine des jeunes issus de milieux défavorisés

L’apport de l’activité physique pour ces jeunes : l’angle mort de la recherche

Paris, le 5 mai 2026 - En France, derrière le diagnostic d’asthme sévère se cache une injustice silencieuse : les jeunes issus de milieux défavorisés sont plus souvent concernés, présentent davantage de troubles anxieux ou dépressifs liés à la maladie et disposent de moins de ressources pour y faire face. À l'occasion de la Journée mondiale de l'asthme, la Gregory Pariente Foundation (GPFD) publie un état des lieux inédit et rappelle le rôle crucial de l’activité physique comme levier de prévention et d'équité en santé.

1. Une réalité clinique sous-diagnostiquée : 40% d’anxiété, 22% de dépression

L'anxiété et la dépression sont des comorbidités fréquentes dans l'asthme sévère, mais leur reconnaissance reste largement insuffisante. La cohorte française RAMSES (Recherche sur les Asthmes Sévères), l'illustre avec netteté(1) : si seulement 15% des patients asthmatiques reçoivent un diagnostic formel de trouble anxio-dépressif, un dépistage systématique révèle en réalité 40% de troubles anxieux et 22% de troubles dépressifs au sein de cette population.

Ces comorbidités ne doivent pas être négligée : leur impact est cliniquement significatif : (i) altération du contrôle de la maladie ; (ii) augmentation de la fréquence des exacerbations et du recours aux soins d’urgence ainsi qu’à la surconsommation médicamenteuse ; (iii) amplification de la perception subjective des symptômes respiratoires.

Dans une cohorte multicentrique néerlandaise de 140 patients asthmatiques sévères, la présence concomitante d’anxiété et de dépression était associée à un risque multiplié par 11 (OR=11, IC 95% 2,8-43,1) d’au moins deux exacerbations aiguës par an(2).

Ces effets s’expliquent notamment par des mécanismes neuro-immuno-inflammatoires partagés, impliquant des voies de signalisation cytokinique communes et une réponse diminuée aux bronchodilatateurs.

Inversement, les traitements de l’asthme peuvent aggraver les troubles psychiatriques.

En effet, les corticostéroïdes oraux sont associés à un risque accru de troubles anxiodépressifs chez les asthmatiques sévères(1).

Chez les adolescents, une revue systématique internationale (2025, 38 études incluses, 1021 ans) confirme que l'intensité des troubles anxieux croît avec la sévérité de l'asthme et que les troubles restent quasi systématiquement sous-diagnostiqués et sous-traités(3). La cohorte de naissance suédoise BAMSE (n=2268 ; suivi 1624 ans) montre que la proportion de jeunes asthmatiques rapportant des problèmes d'anxiété/dépression augmente significativement entre 16 et 24 ans, davantage que chez leurs pairs sans asthme (p<0,01), et que l'activité physique est un modérateur protecteur observé en analyse multivariée, de cette dégradation(4).

2. L'activité physique protège la santé mentale mais les jeunes asthmatiques sévères bougent moins

Les méta-analyses récentes sur des dizaines de milliers d'enfants et d'adolescents sont convergentes : l'exercice physique régulier réduit significativement la dépression (différence moyenne standardisée [DMS]=0,46 ; intervalle de confiance à 95% [IC 95%] : 0,01–0,92) et l'anxiété (DMS = 0,29 ; IC 95% : 0,03-0,62)(6)(7). L'exercice aérobie pratiqué de façon structurée, notamment en milieu scolaire, montre les effets les plus robustes.

Des données spécifiques à l'asthme modéré à sévère existent : un essai clinique randomisé (Chest, 2010) évaluant 3 mois d'entraînement aérobie chez des adultes asthmatiques modérés à sévères montre une amélioration significative de l'anxiété, de la dépression et de la qualité de vie, sans aggravation de l'asthme(5). La cohorte coréenne d'adolescents asthmatiques (KYRBS) illustre la réalité du terrain : seuls 4,4% respectent les recommandations strictes d'AP - et ceux qui sont plus actifs présentent significativement moins de dépression après ajustement sur les facteurs confondants(4b).

En France, l'enquête Sanofi/Ifop (2023, n=5000) chiffre l'écart : seulement 53% des asthmatiques sévères pratiquent une AP hebdomadaire, contre 65 % pour les formes légères à modérées. La pratique varie de 78% chez les diplômés (bac+3 et plus) à 51% chez les sans-diplôme(12). La peur de la crise, la dyspnée à l'effort, la honte en cours d'éducation physique et sportive, et l'absence d'encadrement médical constituent des freins documentés, cumulatifs et socialement inégaux.

3. La précarité : un amplificateur silencieux

Les inégalités socio-économiques aggravent chacune des trois dimensions simultanément. Les analyses de la British Thoracic Society montrent que les personnes vivant dans les zones les plus défavorisées du Royaume-Uni sont presque deux fois plus susceptibles d’être hospitalisées pour une exacerbation d’asthme que celles des zones favorisées11. Une méta-analyse internationale (World Allergy Organization Journal, 2024) quantifie le surrisque : hospitalisations + 66% (odds ratio [OR] = 1,66 ; IC 95% : 1,24-2,23), passages aux urgences +54% (OR = 1,54 ; IC 95% : 1,25-1,90)(10). Sur le plan de la santé mentale, une étude de 2025 sur les déterminants sociaux de la santé mentale dans l'asthme retrouve une prévalence d'anxiété de 35% et de dépression de 16% dans une cohorte d'asthmatiques - avec un profil sociodémographique (emploi, quartier, ruralité) significativement associé aux niveaux de détresse, indépendamment de la sévérité de l'asthme(11). Les travaux sur le stress chronique chez les adolescents asthmatiques confirment que l'exposition cumulée à la pauvreté, la violence de quartier et la discrimination est associée à un contrôle de l'asthme plus mauvais, plus de visites aux urgences et une qualité de vie altérée.

La précarité rend également la pratique d'AP structurellement difficile : moins de temps libre, moins de sécurité, moins d'accès aux équipements. Elle aggrave donc conjointement asthme, sédentarité et santé mentale - sans que ces interactions aient été modélisées dans des études dédiées aux jeunes asthmatiques sévères.

4. L'angle mort de la recherche: un signal politique

Il n'existe, à notre connaissance aucun essai clinique randomisé ni grande cohorte croisant simultanément : asthme sévère + activité physique + santé mentale + populations précaires chez les moins de 25 ans. Les données disponibles sont extrapolées d'études adultes, de cohortes jeunesse non spécifiques aux formes sévères, ou de méta-analyses sans focus asthme.

La revue systématique de référence sur l'AP dans l'asthme sévère ne pouvait inclure que 4 essais randomisés - tous chez des adultes(9). Les briques existent séparément (essais AP + psychologie chez l'adulte asthmatique, programmes éducatifs périscolaires, interventions communautaires), mais aucun essai n'a encore assemblé les trois dimensions pour les jeunes précaires asthmatiques sévères(8)(9).

Cette invisibilité dans la recherche reproduit et amplifie l'invisibilité sociale de ces jeunes.

Nos recommandations :

1. Un programme national de recherche ciblant spécifiquement les jeunes asthmatiques sévères précaires, avec des critères de jugement combinant contrôle respiratoire, santé mentale et niveau d’AP.

2. Un dépistage systématique de l’anxiété et de la dépression chez les moins de 25 ans suivis pour asthme sévère, conformément aux recommandations SP2A/SPLF 2022 pour l’adolescent asthmatique.

3. L’accès universel et gratuit à des programmes d’activité physique adaptée (AP) médicalement encadrés, avec levée des barrières socio-économiques à leur mise en œuvre.

4. L’intégration des patients précaires dans la conception des stratégies nationales Sport-Santé pour les maladies chroniques..